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Un pont entre le monde des affaires et le monde associatif
La culture binaire veut souvent que tout soit blanc ou noir, vrai ou faux, dedans ou dehors, qu'une association poursuive un but lucratif ou un but non lucratif. Cela conduit à la société duale que nous connaissons, avec ses riches et ses pauvres.

Le Club Robin se situe sur le pont qu'il a lui-même construit entre ces deux mondes.

Il peut percevoir des subsides selon les législations en vigueur dans les différents pays où il officie pour les services sociaux et humanitaires qu'il rend et peut bénéficier aussi aux marges bénéficiaires inhérentes à la partie commerciale.

Dans le prix d'un produit, il y a généralement trois marges bénéficiaires: celle du producteur, celle du grossiste et celle du détaillant. Pour les articles vendus à travers son réseau de commerçants, le Club Robin reçoit la marge du grossiste et pour les articles vendus en ligne, il bénéficie de la marge du grossiste et de celle du détaillant.

Rentabilité et redistribution équilibrées
Cet argent va servir à rémunérer les personnes chargées de "faire tourner le système", c'est à dire aussi bien les différents gestionnaires de sites, les logisticiens que les délégués commerciaux dont le rôle est essentiel pour assurer en permanence un volume de biens disponibles contre robins et argent ou robins seuls car ce sont eux qui "feront bouillir la marmitte de l'aide sociale".

Une partie des bénéfices sera utilisée à consolider financièrement le Club Robin, c'est à dire à le doter de réserves financières pour lui permettre de ne pas être à la merci de conjonctures défavorables. Un pourcentage sera également affecté à la rémunération des actionnaires privés.

Le reste, à terme 50% des bénéfices seront redistribués vers les régions du monde où il y a le plus à faire pour offrir une qualité de vie décente aux populations.

Equilibre entre l'offre et la demande
Ne risque t-on pas de voir les demandes d'aide affluer par millions, les aides réellement apportées se compter par dizaines de milliers et les produits disponibles en boutique se résumer à quelques centaines?

Oui, bien sûr, on doit s'attendre à cela au début car c'est l'exact reflet de notre monde actuel. Les titulaires de robins devront s'armer d'un tout petit peu de patience et certains demandeurs d'aide d'une plus grande dose encore.

Mais ils peuvent faire confiance à une règle qui ne s'est encore jamais démentie dans une société capitaliste: celle de l'équilibre entre l'offre et la demande. Autrement dit, quand il y aura des dizaines de milliers de titulaires de robins à la recherche de commerces et articles leur permettant de les écouler, il y aura, avec un peu de retard, des milliers de magasins et des millions d'articles à leur disposition, le plus souvent bien sûr contre argent et robins mais avec 1% au moins d'articles contre robins seuls.

Club Robin et ONG: une alliance naturelle.
Les ONG ont un rôle de première importance à jouer pour assurer un développement rapide de notre projet.

En s'inscrivant très vite, elles n'offrent pas seulement à leurs bénévoles et à leurs donateurs les avantages d'une rémunération en robins, elles donnent une indication précieuse aux producteurs et aux distributeurs et favorisent une participation rapide de leur part.

Les ONG, mais aussi les jeunes et les chômeurs à titre individuel ont donc une grande responsabilité dans l'évolution de notre société vers un plus grand souci d'humanité.

Banques et autres institutions financières éthiques
Si les banques et autres établissements financiers n'ont généralement pas d'états d'âme dans la mesure où leurs cadres, agents et membres du personnel sont payés pour faire du profit, on a pu observer, ces dernières années, une tendance des épargnants et investisseurs à s'inquiéter de l'usage qui est fait de leur argent.

On les retrouve parfois dans certains plans d'épargne à caractère éthique d'organismes financiers traditionnels et plus souvent encore dans des institutions financières dont l'éthique est la vocation principale.

Ces épargnants et investisseurs , ces organismes qui partagent leur sensibilité, sont bien sûr nos alliés naturels.

Nous en attendons beaucoup. Ils peuvent aussi attendre de nous, outre des robins à titre de couverture du risque, une amplification de leurs souhaits et leur propagation dans la sphère industrielle et commerciale.

Les ONG et les institutions financières éthiques sont d'ailleurs invitées à participer à la direction collégiale du Club Robin.

La pérennité du système.
L'effondrement de la monnaie en Argentine vient de conduire la population à s'inventer une nouvelle monnaie pour servir d'unité de mesure aux opérations de troc que les gens sont bien obligés de pratiquer pour survivre.

Nous n'en sommes pas là partout mais l'existence d'une monnaie non spéculative comme le robin pourrait aider, en cas d'effondrement de la monnaie officielle, a recréer rapidement une structure sur une base d'entraide. Si l'argent perdait sa valeur, les robins auraient toujours cours. Les producteurs pourraient donner leur production et recevoir des robins pour cela. Idem pour les prestataires de services. La vie ne s'arrêterait pas pour autant car tant que les gens continueront à s'entraider, le pouvoir d'achat restera.

 
NEWS
LE CONCEPT DU ROBIN
En janvier 1998, sortait sous la plume de Noûma, pseudonyme de Jean-Marc Flament lorsqu'il était journaliste au journal "La Wallonie", aujourd'hui disparu,un ouvrage intitulé "Le robin - la garantie d'une société plus humaine.
Comme d'autres ouvrages de l'époque, comme "J'accuse l'économie triomphante" d'Albert Jacquard ou "L'horreur économique" de Viviane Forrester, ce livre décrivait sans complaisance les problèmes générés par le système capitaliste.
Mais il allait plus loin car il proposait aussi une solution et celle-ci avait le mérite ou le défaut d'être entièrement nouvelle, inexplorée, jamais imaginée auparavant.
Le robin était présenté comme une monnaie complétive de l'argent qui n'aurait donc pas pour vocation de remplacer l'argent mais bien d'être utilisée en parallèle avec lui. Les deux monnaies seraient tout aussi nécessaires l'une que l'autre dans le pouvoir d'achat de sorte que ce dernier ne s'évaluerait plus en argent ou en robins mais bien en fonction d'une possession équilibrée des 2 monnaies

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Les robins, nominatifs, réservés aux seules personnes physiques, ne seraient gagnés qu'en créant des emplois, en exerçant une profession utile, en consentant des dépenses écologiques ou en offrant du temps ou de l'argent à de plus démunis.
Dès lors, l'argent gagné de manière non utile ou illégitime était dépourvu de valeur puisqu'il n'avait pas son contrepoids de robins. Le concept permettait de recréer le plein emploi, de diminuer la rentabilité du crime, de soutenir un développement durable et de réduire la pauvreté.
Le livre n'eut guère d'échos. Trop éloigné des schémas classiques mais l'auteur fit alors la connaissance d'André-Jacques Holbecq, citoyen français, et ensemble ils fondèrent l'association YHAD France et la Fédération Internationale You Have A Dream dans laquelle se rassemblèrent des hommes et des femmes de différents pays pour réfléchir ensemble à des propositions visant à construire un monde meilleur.

Le robin, entre autres, fit l'objet d'une réflexion approfondie et d'un site propre. Un document intitulé Projet de société à double valeur de référenceconstitue actuellement la forme la plus aboutie du concept théorique du robin.

Sous l'impulsion de Jean-Marc Flament et d'André-Jacques Holbecq, s'est engagée une réflexion sur une application limitée du système robin à la société d'aujourd'hui. L'aboutissement de cette réflexion est le Club Robin, ou Robin Hood Club pour les anglophones, que vous découvrez aujourd'hui.

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Il est évident que la Fédération You Have A Dream n'entend pas mener seule un projet d'une telle envergure. Elle en définit le principe et les valeurs et en restera gardienne de l'esprit. Dans un premier temps, elle en constitue aussi le moteur et coordinateur mais son statut juridique sera celui d'une coopérative internationale dont les ONG seront membres de plein droit ainsi que les personnes physiques et morales ayant investi dans le Club Robin.

La gestion administrative et financière s'effectuera par communautés linguistiques pour des raisons pratiques mais une coordination centrale assurera une nécessaire collaboration et solidarité entre les régions du Monde qui y seront toutes représentées.