L'importance
socio-économique des ONG sur l'ensemble de la
planète est croissante. Elles sont actives
partout où surgit le besoin, tantôt au service
des réfugiés, des victimes de la guerre, tantôt
impliquées dans des programmes de développement
durable ou de commerce équitable, là au secours
des victimes de la faim, ici au chevet du quart
monde, hier en appui aux victimes de
catastrophes naturelles, aujourd'hui concernées
par la défense des Droits de l'Homme, demain
militant pour l'écologie de la planète.

Sans ces ONG, le monde serait plus inhumain encore.
800 millions de personnes souffrent de la faim dans le
monde, 25.000 enfants en meurent chaque jour. Et ce n'est
là qu'une des formes de la misère dans laquelle nous
a plongés un système obnubilé par le profit et oublieux
de la souffrance humaine.
D'autres vivent sans eau
ou sans électricité, voire sans chauffage et ce, même dans
des pays d'abondance. D'autres encore sont mutilés, malades
sans possibilité de se soigner en raison du coût des médicaments.
D'autres sont sans droit car leurs maigres moyens ne leur donnent
pas accès à l'information et à la Justice. Des enfants doivent
travailler ou, pis, voler ou se prostituer, non pour vivre
mais pour survivre.
Tout le monde semble d'accord pour dire qu'il faut que ça cesse!
Et pourtant, cela continue, cela s'accroît. On commence à parler
de commerce équitable, de développement durable et des initiatives
louables sont prises en ce sens mais dans les rayons des grands
magasins, quelle est la proportion des produits du commerce équitable
par rapport aux autres?

La population dans son ensemble continue à chercher prioritairement
l'article le moins cher ou celui que la publicité lui aura suggéré.
Peut-on l'en blâmer quand elle ressent confusément une baisse de son
pouvoir d'achat, quand les fins de mois deviennent difficiles pour un
nombre toujours plus grand de consommateurs? Peut-on le lui reprocher
quand le vacarme médiatique du monde de l'argent couvre le murmure de
la conscientisation?

L'initiative du Club Robin est de nature à amplifier ce murmure, à renverser
un peu le cours des choses, à susciter l'intérêt du consommateur pour le
réorienter vers une autre manière de voir le monde et de construire sa relation
avec celui-ci.
Certains penseront peut-être que point n'est besoin de robins pour être généreux,
que cette rémunération gâche l'esprit dans lequel le don ou l'activité bénévole
sont consentis. Ce raisonnement n'est pas dépourvu de noblesse d'âme mais c'est
encore un raisonnement individualiste. Parce que nous, qui voulons un monde meilleur,
ne pèserons jamais rien face au pouvoir de l'argent si nous ne sommes pas représentatifs
d'un pouvoir d'achat commun.
Réclamez vos robins! Privilégiez les producteurs et commerçants qui tiendront compte
de vos actes de générosité et vous proposeront qui une réduction, qui un article exclusif.
En agissant ainsi vous ferez beaucoup plus pour les personnes en difficultés que vous ne
pourriez jamais le faire par votre propre travail ou par votre obole. Si votre motivation
est bien de mettre un terme aux souffrances des plus faibles, vous n'avez d'autre choix
que d'entraîner derrière vous le monde des affaires!

Le Club Robin est une Fondation en voie de construction dont les statuts protégeront l'esprit
et la méthode dont les 11 sites de notre anneau témoignent actuellement. Mais ce sera également
un ensemble ouvert à toutes les ONG et à des invesisseurs privés qui, dans les limites des statuts,
auront un poids dans le processus de décisions et pourront en assurer la gestion.
On peut aussi entrevoir une autre forme juridique valable internationalement de type coopérative
couplée avec une association sans but lucratif dont la Fondation, dans ce cas limitée, aux fondateurs
du Club, ferait partie à titre de gardienne de l'esprit.
Si nous avons laissé des options ouvertes, c'est précisément par respect de nos futurs partenaires.