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| De quelle obédience
dépend le mouvement?
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Au contraire de
mouvements de jeunesse antérieurs, les
Compagnons de Robin ne dépendent d'aucune
institution religieuse, philosophique ou
politique.
C'est un mouvement pluraliste
qui accueille tout jeune ou groupe de jeunes qui
se reconnaît dans ses valeurs humanistes.
L'idée de lancer ce mouvement est née
dans l'association YHAD (initiales de You Have A
Dream), dans laquelle des femmes et des hommes
de bonne volonté se sont réunis sur le WEB pour
réfléchir aux conditions d'un monde meilleur.
Plus particulièrement, sur le site
http://www.youhaveadream.org, on peut trouver le
projet de société du robin
(http://robin.youhaveadream.org)
C'est
en se demandant quelles applications concrètes
du robin pourraient être appliquées dès
aujourd'hui qu'est partie l'idée du Robin Hood
Club et, à l'intérieur de celle-ci, celle des
Compagnons de Robin.
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| Un autre mouvement de
jeunesse peut-il s'affilier aux Compagnons de
Robin?
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Pourquoi pas?
Nous n'avons pas le monopole des valeurs que
nous défendons. Si les membres et dirigeants
d'autres mouvements de jeunesse, déjà
constitués, épousent nos valeurs, s'impliquent
dans notre programme et signent notre charte,
ils sont les bienvenus.
La double
appartenance ou étiquette est aussi possible à
la condition de respecter notamment l'accueil
pluraliste et l'esprit démocratique des
Compagnons de Robin sous l'autre étiquette, ceci
afin d'éviter la confusion dans les esprits des
observateurs extérieurs. |
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| Un minimum de
directivité n'est-il pas nécessaire?
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Voilà la
question-piège! Un cadre de fonctionnement clair
est nécessaire pour éviter l'anarchie mais ce
cadre existe: c'est la charte que tous les
compagnons ont signée. Il suffit donc le plus
souvent de s'y référer et d'inviter le groupe à
juger de la pertinence d'un comportement
individuel par référence à la charte.
L'adulte est décisionnel en matière de
responsabilité et de sécurité. Pour le reste,
c'est le groupe qui a la décision. La tâche de
l'adulte est d'apporter les informations
nécessaires à la prise de décision.
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| Quel est le type de
relation souhaitable entre les jeunes et
l'adulte?
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Beaucoup
d'adultes ont le sentiment de détenir la vérité
lorsqu'ils s'adressent aux jeunes. Si c'était
toujours le cas, le monde fonctionnerait sans
doute mieux.
La grande force des enfants
est précisément cette capacité à mettre les
adultes devant leurs contradictions et à les
obliger à se remettre souvent en question.
Parvenir à ce type de relation, c'est déjà la
preuve d'une animation réussie.
Cela
démontre que l'enfant a intégré les valeurs et
est capable d'évaluer des comportements en
référence à celles-ci. |
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| En quoi les
Compagnons de Robin diffèrent-ils d'autres
mouvements de jeunesse?
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D'abord par
l'accent mis prioritairement sur l'action
humanitaire, ensuite par une structure moins
hiérarchique, plus démocratique et enfin sans
doute par son projet pédagogique.
Celui
des Compagnons de Robin a pour finalité de
former des citoyens du Monde (plutôt que d'Etats
ou Nations) responsables et solidaires plutôt
que des consommateurs manipulables prêts à se
transformer en bourreaux d'autres humains pour
peu qu'une autorité leur en donne l'ordre.
C'est pourquoi la sensibilisation aux
besoins des autres, l'expérience du devoir de
conscience individuel et de la démocratie,
garants d'un véritable respect des autres, sont
les grands axes du projet pédagogique des
Compagnons de Robin. |
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| Quelle est la marge
de liberté d'une confrérie par rapport à
l'ensemble du mouvement
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La liberté est
totale dans les limites du respect de la charte.
L'administration centrale est là pour
gérer le site Internet , inspirer des projets,
coordonner des actions librement acceptées par
les confréries, aider, dynamiser, soutenir les
compagnons de Robin en cas de difficultés,
éventuellement arbitrer un différend ou formuler
un avis en cas de divergences d'interprétation
de la charte.
Comme les animateurs
adultes au sein des confréries, elle ne dirige
pas, elle anime et propose des ressources.
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De la responsabilité individuelle
Les expériences de Stanley Milgram, popularisées par le film "I comme Icare",
ont démontré qu'une très forte majorité d'adultes accepte de faire souffrir d'autres
personnes inconnues pour peu qu'une autorité leur en donne l'ordre, assorti d'une
explication qui n'a pas besoin d'être vraie mais simplement plausible.
On s'en doutait un peu! L'holocause n'a pas été perpétré par un seul dirigeant mais
bien par un ensemble de subalternes qui, devant la Cour de Nüremberg, ont assuré leur
défense par ces simples mots: "J'ai obéi!"

Plus près de nous dans le temps, il est effarant de voir la facilité avec laquelle certains Etats
mobilisent leurs troupes pour aller mener une guerre de l'autre côté du globe sous prétexte de sécurité nationale
pour camoufler des intérêts inavouables mais combien plus puissants.
Vraiment tout près de nous, des hommes qui en ont reçu l'ordre n'hésitent pas
à brutaliser leurs semblables ou à les priver même du nécessaire pour sauvegarder les intérêts d'un commanditaire.
Les expériences de Milgram l'ont prouvé: ce ne sont pas des monstres, c'est le comportement potentiel d'une majorité d'adultes.

Ce n'est pas le fait d'une population plus disciplinée ou barbare qu'une autre
puisque les nazis ont trouvé dans tous les pays des complices pour faire appliquer leurs lois et obliger
par exemple les Juifs à porter l'étoile jaune.
Alors, il faut bien faire le constat: notre humanité n'est pas encore constituée
d'hommes et de femmes civilisés, responsables, mûrs mais plutôt de primates
manipulables à volonté. Cela ne glorifie pas notre image, mais c'est ainsi.
L'obéissance a été érigée en vertu tout au long de l'histoire par des monarques
très soucieux de leur pouvoir et ceux-ci ont trouvé des alliés jusque dans notre inconscient
le plus profond, parce que nous avons tous, peu ou prou, un désir de pouvoir avant d'être
capables de le maîtriser afin qu'il soit bénéfique pour les autres et non pas maléfique.

Certes, la discipline améliore l'efficacité mais dans nos écoles et dans nos familles, prend t-on toujours
la peine de faire participer l'enfant à l'élaboration des règles?
Lui donne t-on l'occasion de contester? L'autorité ne sert-elle pas trop souvent
à étouffer le dialogue?
Notre humanité est à la croisée des chemins. Des hommes et des femmes responsables, il y en a
déjà eu par le passé comme Gandhi ou Martin Luther King. Il y en a encore maintenant comme ces
déserteurs de l'armée israélienne qui refusent d'aller mener une guerre injuste en Palestine.
Ces gens méritent le respect de l'humanité toute entière mais vous remarquerez que bien peu de voix
s'élèvent pour les glorifier ou prendre leur défense face aux représailles auxquelles ils s'exposent.
Cela donne la mesure de la lâcheté de la majorité des humains de notre époque.
Si nous voulons qu'un jour notre humanité soit constituée majoritairement d'êtres civilisés et responsables,
nous avons intérêt à y préparer notre jeunesse, et peut-être à être prêts, nous les adultes, à apprendre
d'elle car le courage et l'esprit critique ne sont pas notre monopole. Nous pourrions être surpris
de découvrir des jeunes plus mûrs que nous...
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