CONDITIONS D'ENGAGEMENT
Comme pour les services à une frange défavorisée de la population
suggérés dans notre page d'accueil, les emplois au service de RHC
ne seront, dans un premier temps, rémunérés qu'en robins.
Très vite, cependant, grâce au travail fourni, les subsides et les
investissements privés devraient permettre de remplacer progressivement
la rémunération en robins par une rémunération en argent.
Notre organisation vaudra ce que vaudront ses cadres et employés.
Le profil des candidats recherchés doit donc correspondre au plus près
aux missions qui leur seront confiées, tant du point de vue de la
compétence que de l'expérience.
Si vous croyez avoir les qualifications requises, si le projet de notre
organisation vous passionne, si vous êtes prêts à vous investir à fond et
à vous contenter dans un premier temps de vos allocations de chômage, n'hésitez
pas à postuler. Il vous suffit pour cela d'envoyer par e-mail à l'adresse
de contact figurant dans le menu, votre CV et votre lettre de motivation.

Ci-dessus, le logo du robin, est le symbole mathématique de l'union des ensembles, union des peuples
mais aussi union des classes sociales et des tranches d'âge. Il est redressé, debout il symbolise l'action
et le progrès car il s'agit bien d'agir sur le monde pour le transformer.
Sa couleur est verte, la couleur de l'espérance. On peut aussi lire dans le dessin le symbole
de l'infini mais un infini qui nous élève plutôt qu'un infini qui nous écrase.
Le fond orange évoque le feu car notre action s'inscrit dans une époque où la barbarie
atteint son plus haut niveau historique avec ses famines, ses guerres sales aux relents de pétrole,
son terrorisme, l'outrageante domination de l'argent mais c'est aussi la couleur du soleil, une couleur
chaude qui irradie, qui rayonne, qui éclaire.

Avant de laisser les pages suivantes à votre disposition pour relater
vos initiatives et permettre ainsi au public et aux décideurs de prendre
conscience des nombreux besoins aujourd'hui encore insatisfaits et de votre
volonté d'être utiles, je voudrais que vous mesuriez l'ampleur du phénomène
de société que nous pouvons créer tous ensemble.
Le monde ne sera plus tout à fait le même quand les besoins des plus défavorisés
d'entre nous n'auront plus qu'à être exprimés pour être satisfaits, quand vous aurez
créé des milliers de services dans une société où les emplois font, paraît-il, défaut,
quand les gens seront payés pour être utiles et non pas seulement pour être rentables et
parfois nuisibles, quand le pouvoir d'achat des altruistes ne sera plus pénalisé,
quand l'argent seul ne dominera plus le monde mais partagera son pouvoir avec une monnaie
à vocation humaine
Certains penseront peut-être que la générosité ou le don de soi ne doivent pas être rémunérés, fût-ce en robins.
Ce n'est pas de la grandeur d'âme que de prétendre cela. Bien au contraire! Une simple réflexion mathématique
permet de se rendre compte que si le don ou le service gratuit sont rémunérés, le nombre de bénéficiaires va monter
en flèche. Le monde dans lequel nous vivons prouve que l'intérêt est un moteur à l'action beaucoup plus puissant que
la compassion. C'est peut-être regrettable mais c'est une réalité. Pour inverser le cours des choses, il ne faut plus
opposer intérêt et solidarité mais bien les conjuguer, les assembler.
Les plus défavorisés de notre planète ont intérêt à ce que les personnes qui peuvent les aider réclament leurs robins
parce que cela va impliquer l'intervention du monde commercial et financier et donc multiplier les aides possibles. Ils
le souhaitent aussi pour une question de dignité. Il est difficile de demander car l'acte de générosité est une relation verticale,
du haut vers le bas et celui qui se trouve en dessous ne peut que se confondre en remerciements et se sentir l'obligé du généreux
donateur. Est-ce sa faute s'il est né dans une région pauvre ou si la vie ne l'a pas épargné? Au contraire, la rémunération en robins
conduit à une relation horizontale, beaucoup plus saine,dans laquelle chacun trouve un avantage puisque chacun reçoit quelque chose.
Le plus pauvre est délivré du sentiment de honte qui l'animait quand il ne pouvait rien rendre à son bienfaiteur. Il sait que
la société, responsable de la fracture sociale, rétribue à sa place le service rendu et ce n'est que justice!