Les banques ne prêtent pas d'argent!
Prêter, c'est mettre à la disposition d'autrui quelque chose qu'on
possède. C'est donc s'en déposséder temporairement.
Quand une banque vous ouvre un crédit, elle ne vous prête ni l'argent
des épargnants, ni son propre argent. Elle ne dépossède personne et
ne se prive, même pas momentanément, d'un centime.
Lorsque vous placez de l'argent en banque, les intérêts que vous
percevez sont une rétribution de votre dépossession temporaire et
vous en déduisez erronément qu'il en est de même pour les intérêts
que vous payez au titre d'emprunteur.
En fait, rien ne justifie les intérêts liés au crédit. Il est logique de
compter des frais pour les deux minutes de temps de travail de
l'employé de banque chargé d'écrire les deux lignes nécessaires dans
un livre de compte ainsi que pour la gestion informatique des
remboursements. Cela peut représenter tout au plus quelques euros.
Rien ne justifie les intérêts...si ce n'est l'appétit des banquiers. Il leur
serait certes difficile de renoncer à la fortune à laquelle cette
profession, enracinée dans une escroquerie aujourd'hui légalisée, les
avait habitués.
Mais, légalisée ou non, l'escroquerie est tout de même énorme. Vous
passez une vie entière de travail à rembourser le crédit de votre
maison et les intérêts qui représentent environ 1,5 fois le capital. Pour
avoir écrit deux lignes, la banque s'approprie presque deux fois la
valeur de votre maison.
Quand on sait que celle-ci représente la somme du travail de
l'architecte, de l'entrepreneur, des maçons, terrassiers, conducteurs
de camions et bulldozers, de l'électricien, du plombier, du
chauffagiste, du peintre, du plafonneur, de l'ardoisier, du menuisier,
du vitrier et des extracteurs de matières premières entrant dans la
composition de la maison, on comprend qu'il est insensé d'octroyer au
banquier, pour 2 lignes d'écriture et une gestion informatisée des
remboursemens, le double de ce que perçoivent les véritables
créateurs de la richesse que constitue la maison.