Nous l'avions annoncée...
Nous avions indiqué le moyen de l'éviter...
Ils ne nous ont pas écouté...
Et maintenant : la crise
En ce début d'année 2009, il est d'usage de présenter à ses lecteurs, ses meilleurs voeux pout les
douze mois à venir.
Les mots ont pourtant du mal à sortir de mon clavier car je sais que cette année sera terrible et que
les suivantes risquent d'être pires encore. Que souhaiter à ceux qui perdront la vie et à ceux, plus
nombreux encore qui perdront leur qualité de vie? J'ai déjà mal pour eux comme j'ai mal, depuis 1997,
pour les gens qui, dans le monde entier, connaissaient déjà les ravages de l'extrême pauvreté.
Je peux peut-être vous conseiller d'apprendre le chinois car s'en est fini du leadership américain. Si la
Chine exigeait des Etats-Unis tout ce qu'ils lui doivent, le pays de l'oncle Sam serait déjà en faillite.
L'idée du robin m'est venue à l'esprit en 1997. En fin d'année, elle était matérialisée par un livre mais,
à ce moment, le projet n'était pas assez affiné. Pour être mis en oeuvre, il aurait fallu non seulement
un accord de tous les pays du monde mais aussi une refonte en profondeur de leur législation.
J'ai donc retravaillé mon projet et, depuis 2003, sa forme actuelle est en ligne. Elle envisage
l'aménagement de ce projet de société sous forme de produit commercial, bien plus rapide à mettre
en place dans le monde entier que par les voies gouvernementales.
Il s'agit d'un concept tout à fait original qui a pour objet une économie centrée sur l'humain et non
plus sur l'argent. Elle devait produire un boom économique, l'éradication de la pauvreté et de son
cortège de conséquences fâcheuses comme le terrorisme et la criminalité et accélérer la lutte contre
la pollution.
Aucun économiste, aucun expert n'a été en mesure de réfuter ce projet. Laurent Burton, expert et
porte-parole de Ddier Reynders à l'époque avait estimé ce concept : logique, cohérent, novateur et
correct. Le même jugement avait été aussi porté verbalement par Jean-Paul Dembinski, secrétaire
général de l'Observatoire de la Finance à Genève qui l'estimait pourtant inapplicable.
En Begique, si Philippe Busquin et Elio Di Rupo n'ont jamais daigné répondre, Jean-Claude Marcourt
et Didier Reynders l'ont examiné mais ont tous deux estimé, sur le conseil de professeurs d'économie
et de Guy Quaden, gouverneur de la Banque nationale, que le lancement de ce concept dépassait
leurs compétences.
En France, parmi les nombreux députés contactés dans tous les partis démocratiques, seul François
Bayrou a tenu à me faire part de son enthousiasme, malheueusement éphémère.
En Suisse, Jean Ziegler a pris l'initiative d'envoyer le dossier à l'ONU où il dort dans un tiroir.
Il est vrai que je ne suis qu'un simple citoyen et que tout ce petit monde politique était fasciné par les
Greenspan, Madoff et autres chantres de l'économie libérale qui se sont aujourd'hui révélés
incompétents ou escrocs.
Comme l'a dit Sarkozy, il serait impensable de bâtir l'économie de demain sur les conseils des
responsables de l'économie d'hier et d'aujourd'hui. C'est pourtant ce que tous s'apprêtent à
faire, faute de découvrir dans les rangs des élus des gens qui ne s'alignaient pas au garde-à-vous
devant les leaders financiers. Ils pensent qu'en limogeant quelques directeurs de banque, en
supprimant les parachutes dorés et en instaurant des contrôles des activités bancaires, le public va
gober que ces mesures sont suffisantes pour éviter une répétition de la crise actuelle.
L'opinion publique, peut-être... Ils en font ce qu'ils veulent en contrôlant les médias. Mais la réalité, il
n'est pas possible de la tromper! Outre que les organismes de contrôle ont couvert les opérations de
Madoff, il me faut affirmer haut et clair que le problème ne réside pas dans une mauvaise gestion de
l'économie mais bien dans les bases d'une économie qui n'a jamais été pensée pour servir les
besoins de l'humanité et qui porte en germe les causes de son auto-destruction.
Nous avons besoin de repenser le système pour le mettre au service de l'homme et de la planète.
Les politiques qui s'apprêtent à diriger leur pays sans remettre en cause les fondements de
l'économie ne sont que des arrivistes incompétents.
Il se trouve que je n'ai aucune envie, à 60 ans, de briguer un quelconque pouvoir, sinon celui de
disposer de moi-même.
C'est peut-être pour cela qu'ils devraient m'écouter...